Derice Bannock a un rêve dans la vie : aller aux Jeux Olympiques et faire aussi bien que son père, Ben Bannock, célèbre sprinter jamaïcain et champion olympique du 200m à Mexico en 1968. Pour cela, Derice s'entraîne dur tous les jours et peut compter sur le soutien de sa femme et de son ami de toujours, Sanka Coffie, un bon vivant insouciant, sept fois champion de pushcart. Le jour des sélections sur 100m, Derice est considéré comme le favori... mais à mi-course, et alors qu'il est en tête, son poursuivant, Junior Bevil, fils d'un riche bourgeois de Kingston et qui court contre l'avis de son père l'entraîne dans sa chute, ainsi qu'un troisième athlète : Yul Brenner. Malgré les réclamations, le président de la Fédération jamaïcaine refuse de faire recourir la course.
Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.
Derice va alors chercher un autre moyen d'accomplir son rêve. Pour cela, il va se mettre à la recherche d'Irvin Blitzer, double champion olympique de bobsleigh aux Jeux d'Innsbruck en 1964 et de Grenoble en 1968, mais disqualifié aux Jeux suivants à Sapporo en 1972 pour tricherie (il avait allourdi son bobsleigh pour aller plus vite). Ce dernier a pris sa retraite à la Jamaïque où il s'est reconverti dans les paris hippiques dans un café de Sandy Bay, après avoir tenté d'approcher Ben Bannock par le passé (il avait une théorie reposant sur l'utilisation de 4 sprinters pour pousser le bobsleigh au démarrage et gagner ainsi de précieuses secondes dans ce moment capital). Mais Irvin a changé et il n'est plus intéressé par le bobsleigh.
Après négociations, il revient finalement sur sa décision et accepte de former une équipe. Sanka accepte, lui, de délaisser un temps le pushcart, malgré sa peur panique de la glace et du froid ainsi qu'une condition physique plus que moyenne, pour le suivre dans cette aventure. Mais c'est bien le seul. Au final, les deux concurrents malchanceux des sélections olympiques se présentent et après avoir failli s'entre-tuer acceptent de faire partie de l'équipe. Reste un problème : le financement ! Nos quatre compères se lancent dans tous types d'activités pour récolter des fonds (la chanson pour Sanka : Toute la planète demande à quoi ça rime, 4 jamaïcans bobsleigh sur les cimes, on a le grand Derice et le petit Junior, Yul, Sanka, ce sont les plus rapides de tous les grands sprinters, aux jeux olympiques, vaincra jamaïca, le bras de fer pour Yul et les baisers pour Derice) mais c'est finalement la vente de la voiture de Junior Bevil qui va se révéler déterminante et leur permettre de s'envoler pour Calgary.
La deuxième partie du film se déroule à Calgary, ville de l'ouest du Canada. Là-bas, les quatre jamaïcains vont faire la découverte de ce qu'est véritablement le bobsleigh, à savoir un sport d'hiver, implicitement réservé aux blancs. Blessés par l'attitude humiliante de certains à leur égard, l'équipe de bobsleigh de la Jamaïque va alors chercher à montrer sa vraie valeur et à se faire une place dans ce monde fermé. Après s'être qualifiés avec un bob de fortune prêté par l'équipe des USA, ils sont disqualifiés pour un motif fallacieux car c'est en réalité une vengeance personnelle de Kurt Emphill, l'entraîneur d'Irvin en 1972. Réintégrés, ils effectuent d'abord une première descente catastrophique en terminant derniers puis se rattrapent terminant huitièmes le deuxième jour, mais lors de leur troisième descente, leur bob cède et ils chutent. Courageusement, ils hissent l'engin sur leurs épaules pour terminer la course sous les ovations de la foule.
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