
Léo Dorfner
"La série d’aquarelles ad amatorem s’inscrit dans une démarche de réappropriation iconographique. En effet, la matière première de ces images sont des photographies érotiques amateurs glanées sur internet. Le commun des mortels s’immortalise sortant de la douche, en soirée, se déshabillant, nu sur un lit, promettant au... photographe un destin d’amant. C’est d’ailleurs de cet instant dont il est question, celui durant lequel une personne a appuyé sur le bouton d’un appareil photo pour se rappeler éternellement de ce temps, cette « première vision émue, instantanée » si chère a Pierre Bonnard, ce moment où la beauté a surgi, où l’unique spectateur originel – le photographe – regarde avec amour le sujet.
Justement, l’amateur, du latin amator, c’est « celui qui aime ». L’amateurisme, c’est aussi la pratique non rémunérée d’une activité, à l’opposé du professionnalisme, en l’occurrence la prostitution du grec πόρνη / pórnê qui a donné le mot pornographie.
L’utilisation de l’aquarelle en tant que medium propice aux accidents, participe de cette mise à distance du document photographique, accentuant par la même occasion l’appropriation des images, et crée une rupture définitive avec l’esthétique pornographique, d’ordinaire plutôt lisse.
Les gerçures et autres coulures, rappelant le travail d’Alex Barbier notamment, sont autant d’altérations de l’image, et introduisent une notion de temporalité, accentuant le statut mémoriel de l’image – fétichisme – et au delà, interrogent le spectateur sur sa propre condition d’être mortel."
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Léo Dorfner
"La série d’aquarelles ad amatorem s’inscrit dans une démarche de réappropriation iconographique. En effet, la matière première de ces images sont des photographies érotiques amateurs glanées sur internet. Le commun des mortels s’immortalise sortant de la douche, en soirée, se déshabillant, nu sur un lit, promettant au... photographe un destin d’amant. C’est d’ailleurs de cet instant dont il est question, celui durant lequel une personne a appuyé sur le bouton d’un appareil photo pour se rappeler éternellement de ce temps, cette « première vision émue, instantanée » si chère a Pierre Bonnard, ce moment où la beauté a surgi, où l’unique spectateur originel – le photographe – regarde avec amour le sujet.
Justement, l’amateur, du latin amator, c’est « celui qui aime ». L’amateurisme, c’est aussi la pratique non rémunérée d’une activité, à l’opposé du professionnalisme, en l’occurrence la prostitution du grec πόρνη / pórnê qui a donné le mot pornographie.
L’utilisation de l’aquarelle en tant que medium propice aux accidents, participe de cette mise à distance du document photographique, accentuant par la même occasion l’appropriation des images, et crée une rupture définitive avec l’esthétique pornographique, d’ordinaire plutôt lisse.
Les gerçures et autres coulures, rappelant le travail d’Alex Barbier notamment, sont autant d’altérations de l’image, et introduisent une notion de temporalité, accentuant le statut mémoriel de l’image – fétichisme – et au delà, interrogent le spectateur sur sa propre condition d’être mortel."

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"La série d’aquarelles ad amatorem s’inscrit dans une démarche de réappropriation iconographique. En effet, la matière première de ces images sont des photographies érotiques amateurs glanées sur internet. Le commun des mortels s’immortalise sortant de la douche, en soirée, se déshabillant, nu sur un lit, promettant au... photographe un destin d’amant. C’est d’ailleurs de cet instant dont il est question, celui durant lequel une personne a appuyé sur le bouton d’un appareil photo pour se rappeler éternellement de ce temps, cette « première vision émue, instantanée » si chère a Pierre Bonnard, ce moment où la beauté a surgi, où l’unique spectateur originel – le photographe – regarde avec amour le sujet.
Justement, l’amateur, du latin amator, c’est « celui qui aime ». L’amateurisme, c’est aussi la pratique non rémunérée d’une activité, à l’opposé du professionnalisme, en l’occurrence la prostitution du grec πόρνη / pórnê qui a donné le mot pornographie.
L’utilisation de l’aquarelle en tant que medium propice aux accidents, participe de cette mise à distance du document photographique, accentuant par la même occasion l’appropriation des images, et crée une rupture définitive avec l’esthétique pornographique, d’ordinaire plutôt lisse.
Les gerçures et autres coulures, rappelant le travail d’Alex Barbier notamment, sont autant d’altérations de l’image, et introduisent une notion de temporalité, accentuant le statut mémoriel de l’image – fétichisme – et au delà, interrogent le spectateur sur sa propre condition d’être mortel."

Léo Dorfner
"La série d’aquarelles ad amatorem s’inscrit dans une démarche de réappropriation iconographique. En effet, la matière première de ces images sont des photographies érotiques amateurs glanées sur internet. Le commun des mortels s’immortalise sortant de la douche, en soirée, se déshabillant, nu sur un lit, promettant au... photographe un destin d’amant. C’est d’ailleurs de cet instant dont il est question, celui durant lequel une personne a appuyé sur le bouton d’un appareil photo pour se rappeler éternellement de ce temps, cette « première vision émue, instantanée » si chère a Pierre Bonnard, ce moment où la beauté a surgi, où l’unique spectateur originel – le photographe – regarde avec amour le sujet.
Justement, l’amateur, du latin amator, c’est « celui qui aime ». L’amateurisme, c’est aussi la pratique non rémunérée d’une activité, à l’opposé du professionnalisme, en l’occurrence la prostitution du grec πόρνη / pórnê qui a donné le mot pornographie.
L’utilisation de l’aquarelle en tant que medium propice aux accidents, participe de cette mise à distance du document photographique, accentuant par la même occasion l’appropriation des images, et crée une rupture définitive avec l’esthétique pornographique, d’ordinaire plutôt lisse.
Les gerçures et autres coulures, rappelant le travail d’Alex Barbier notamment, sont autant d’altérations de l’image, et introduisent une notion de temporalité, accentuant le statut mémoriel de l’image – fétichisme – et au delà, interrogent le spectateur sur sa propre condition d’être mortel."

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"La série d’aquarelles ad amatorem s’inscrit dans une démarche de réappropriation iconographique. En effet, la matière première de ces images sont des photographies érotiques amateurs glanées sur internet. Le commun des mortels s’immortalise sortant de la douche, en soirée, se déshabillant, nu sur un lit, promettant au... photographe un destin d’amant. C’est d’ailleurs de cet instant dont il est question, celui durant lequel une personne a appuyé sur le bouton d’un appareil photo pour se rappeler éternellement de ce temps, cette « première vision émue, instantanée » si chère a Pierre Bonnard, ce moment où la beauté a surgi, où l’unique spectateur originel – le photographe – regarde avec amour le sujet.
Justement, l’amateur, du latin amator, c’est « celui qui aime ». L’amateurisme, c’est aussi la pratique non rémunérée d’une activité, à l’opposé du professionnalisme, en l’occurrence la prostitution du grec πόρνη / pórnê qui a donné le mot pornographie.
L’utilisation de l’aquarelle en tant que medium propice aux accidents, participe de cette mise à distance du document photographique, accentuant par la même occasion l’appropriation des images, et crée une rupture définitive avec l’esthétique pornographique, d’ordinaire plutôt lisse.
Les gerçures et autres coulures, rappelant le travail d’Alex Barbier notamment, sont autant d’altérations de l’image, et introduisent une notion de temporalité, accentuant le statut mémoriel de l’image – fétichisme – et au delà, interrogent le spectateur sur sa propre condition d’être mortel."
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Léo Dorfner a changé les infos suivantes : Site web.
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