Articles de Dauphine Discussion Débat
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Préalablement aux questions que nous allons vous proposer, je vais résumer votre parcours, M.Kahn.
Vous le polémiqueur utile, l’agitateur d’idée et l’écrivain de plusieurs dizaines ouvrages, vous êtes passé en quelques sortes de la théorie à la pratique dans le domaine politique, en passant du métier de journaliste à acteur politique à part entière. Mais revenons en détail sur ce parcours atypique.
Vous êtes né le 12 juin 1938 à Viroflay dans les Yvelines, et frère ainé du généticien Axel Kahn et du chimiste Olivier Kahn. Licencié en histoire, vous vous tournez rapidement vers le journalisme après avoir travaillé dans un centre de tri postal et comme manœuvre dans une imprimerie. Témoin précieux de la guerre d'Algérie, relais des médias parisiens, vous devenez correspondant pour Paris Presse, éditorialiste à Europe 1 et envoyé spécial permanent pour Le Monde en Afrique du Nord puis reporter à L'Express où vous meniez l'enquête journalistique qui aboutit à la révélation de l'affaire Ben Barka . Ancien directeur de L’Evénement du Jeudi, vous devenez le directeur et fondateur de l'hebdomadaire du journal satirique et polémiste Marianne en 1997.
Vos prises de positions sont publiquement affichées : vous dénoncez le libéralisme affiché des années 90, les interventions militaires en Serbie en 1999 puis en Irak en 2003.
Les dernières sont encore plus controversées puisque vous prenez position pour le « oui » au projet de Constitution européenne en 2005 mais vous dénoncez la prise de position de presque toute la presse pour le « oui ».
Mais c’est durant la dernière élection présidentielle que votre voix se fait davantage entendre puisqu’en 2007, vous soutenez « par défaut » la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle, tout en prenant clairement position contre Nicolas Sarkozy, notamment avec la publication d'un numéro de Marianne titré Le Vrai Sarkozy dans lequel vous revenez sur le candidat, sa carrière, ainsi que sur les coulisses de sa campagne et les circonstances ayant précédé sa prise de pouvoir au sein de l'UMP, et ce à une semaine du premier tour !
Le tournant a lieu durant l'université d'été du Modem en juillet 2008, où vous annoncez votre intention de vous présenter aux élections européennes en tant que tête de liste du MoDem dans la région Grand-Est.
Votre score de 9,43 % est bien en déça de vos attentes, et bien que vous soyez élu au parlement européen mais, conformément à vos engagements de campagne vous renoncerait à siéger au profit de sa numéro 2, vous renoncez à ce mandat au profit de la députée sortante, Nathalie Griesbeck, n’ayant pu obtenir au moins 2 sièges d’élus.
Sonnée par ces résultats et le fameux débat opposant Cohn-Bendit et François Bayrou, que vous qualifierez de « douche de plomb », vous annoncez la création d'un club de réflexion nommé Crréa et commencez à prendre vos distances avec le parti.
N’y avais t il pas une contradiction interne dans votre démarche? Vous qui vous décrivez comme un modéré refusant ainsi toute forme d’excès et d’oppressions, vous dénoncez de fait l’ « hyperegopresidence » de N.Sarkozy et pourtant rejoignez François Bayrou dont la seule vocation n’est d’autre que devenir lui-même président. Vous, M.Kahn, qui souhaitiez travailler sur un projet pour la France, avez mené campagne pour une ambition présidentielle.
Une phrase tirée de votre livre les Bullocrates paru en 2006 semble convenir au leader centriste, comme faisant parti de « ceux qui poussent l’adulation quasi mystique de son propre égo jusqu’à déchiqueter, avec la plus sadique cruauté, tous ceux, fussent-ils ses amis politiques qui rechignent à lui vouer le même culte ». Cela semble bel et bien résumer la distance que vous mettez maintenant avec lui !
Mais qu’en est-il alors de JFK, de son combat politique et des valeurs républicaines qu’il défend ? La « révolution centristo-humaniste » prendra t elle forme un jour ?
Je laisse le soin à nos commentateurs de ce soir, Basile Leparmentier et Thien Phong, d’en discuter avec vous.
Vous le polémiqueur utile, l’agitateur d’idée et l’écrivain de plusieurs dizaines ouvrages, vous êtes passé en quelques sortes de la théorie à la pratique dans le domaine politique, en passant du métier de journaliste à acteur politique à part entière. Mais revenons en détail sur ce parcours atypique.
Vous êtes né le 12 juin 1938 à Viroflay dans les Yvelines, et frère ainé du généticien Axel Kahn et du chimiste Olivier Kahn. Licencié en histoire, vous vous tournez rapidement vers le journalisme après avoir travaillé dans un centre de tri postal et comme manœuvre dans une imprimerie. Témoin précieux de la guerre d'Algérie, relais des médias parisiens, vous devenez correspondant pour Paris Presse, éditorialiste à Europe 1 et envoyé spécial permanent pour Le Monde en Afrique du Nord puis reporter à L'Express où vous meniez l'enquête journalistique qui aboutit à la révélation de l'affaire Ben Barka . Ancien directeur de L’Evénement du Jeudi, vous devenez le directeur et fondateur de l'hebdomadaire du journal satirique et polémiste Marianne en 1997.
Vos prises de positions sont publiquement affichées : vous dénoncez le libéralisme affiché des années 90, les interventions militaires en Serbie en 1999 puis en Irak en 2003.
Les dernières sont encore plus controversées puisque vous prenez position pour le « oui » au projet de Constitution européenne en 2005 mais vous dénoncez la prise de position de presque toute la presse pour le « oui ».
Mais c’est durant la dernière élection présidentielle que votre voix se fait davantage entendre puisqu’en 2007, vous soutenez « par défaut » la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle, tout en prenant clairement position contre Nicolas Sarkozy, notamment avec la publication d'un numéro de Marianne titré Le Vrai Sarkozy dans lequel vous revenez sur le candidat, sa carrière, ainsi que sur les coulisses de sa campagne et les circonstances ayant précédé sa prise de pouvoir au sein de l'UMP, et ce à une semaine du premier tour !
Le tournant a lieu durant l'université d'été du Modem en juillet 2008, où vous annoncez votre intention de vous présenter aux élections européennes en tant que tête de liste du MoDem dans la région Grand-Est.
Votre score de 9,43 % est bien en déça de vos attentes, et bien que vous soyez élu au parlement européen mais, conformément à vos engagements de campagne vous renoncerait à siéger au profit de sa numéro 2, vous renoncez à ce mandat au profit de la députée sortante, Nathalie Griesbeck, n’ayant pu obtenir au moins 2 sièges d’élus.
Sonnée par ces résultats et le fameux débat opposant Cohn-Bendit et François Bayrou, que vous qualifierez de « douche de plomb », vous annoncez la création d'un club de réflexion nommé Crréa et commencez à prendre vos distances avec le parti.
N’y avais t il pas une contradiction interne dans votre démarche? Vous qui vous décrivez comme un modéré refusant ainsi toute forme d’excès et d’oppressions, vous dénoncez de fait l’ « hyperegopresidence » de N.Sarkozy et pourtant rejoignez François Bayrou dont la seule vocation n’est d’autre que devenir lui-même président. Vous, M.Kahn, qui souhaitiez travailler sur un projet pour la France, avez mené campagne pour une ambition présidentielle.
Une phrase tirée de votre livre les Bullocrates paru en 2006 semble convenir au leader centriste, comme faisant parti de « ceux qui poussent l’adulation quasi mystique de son propre égo jusqu’à déchiqueter, avec la plus sadique cruauté, tous ceux, fussent-ils ses amis politiques qui rechignent à lui vouer le même culte ». Cela semble bel et bien résumer la distance que vous mettez maintenant avec lui !
Mais qu’en est-il alors de JFK, de son combat politique et des valeurs républicaines qu’il défend ? La « révolution centristo-humaniste » prendra t elle forme un jour ?
Je laisse le soin à nos commentateurs de ce soir, Basile Leparmentier et Thien Phong, d’en discuter avec vous.
Bonjour Monsieur Woerth, Bonjour Dauphine.
Un grand merci d’avoir accepté notre invitation. Vous êtes donc Ministre du Budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la Réforme de l’Etat. C’est beaucoup pour un seul homme mais cela ne vous effraie pas. D’après une récente évaluation des ministres, vous êtes le premier de la classe avec 80% de vos missions accomplies. On vous dit d’un professionnalisme exemplaire et on comprend pourquoi on a supprimé le secrétariat d’Etat à la Réforme de l’Etat pour l’ajouter à vos responsabilités ministérielles. C’est un beau bilan et pourtant dès qu’on évoque le mot budget, on pense immédiatement au déficit et à la dette d’une ampleur vertigineuse…
Pour l’instant, parlons plutôt de vous ou plus exactement parlons de votre parcours. Vous êtes nés en 1956 à Creil dans l’Oise. La Picardie, c’est une région à laquelle vous resterez fidèle puisque c’est au conseil régional que vous obtenez votre premier mandat électoral de 86 à 02. Vous en deviendrez vice-président en 98. Par ailleurs, vous êtes maire de Chantilly ; toujours dans l’Oise, depuis 95. La politique a toujours été votre passion mais pas toujours votre métier. Après avoir été diplômé d’HEC et de sc po Paris, vous débutez votre carrière dans le privé dans différents cabinets de conseil et d’audit. Tout en étant dans le secteur privé, votre profession s’oriente vers le conseil au secteur public.
Dans le monde politique, vous vous faites connaître en 95 en devenant conseiller au cabinet du Premier Ministre, chargé des relations avec le parlement pendant 2 ans. Ensuite, vous occupez successivement le poste de Trésorier pour la campagne de Jacques Chirac, de Nicolas Sarkozy puis pour l’UMP depuis 2002. Vous étiez presque prédestiné au Ministère du Budget duquel vous êtes à la tête depuis la mise en place du 1er gouvernement Fillon. Cela dit, ce n’est pas votre 1ère expérience ministérielle puisque vous êtes brièvement apparu dans le gouvernement Raffarin de 2004 à 2005.
Votre parcours nous amène à mieux vous cerner politiquement. Vous semblez faire partie de cette droite qui n’a pas peur d’elle en affirmant sans rougir ses choix économiques libéraux tout en préférant l’image de l’entrepreneur à celle du business man bling-bling. C’est pour cette droite que vous fondez en 2002 le club de la boussole ; groupe de réflexion de députés de droite fidèles à Chirac et à Raffarin ; à l’époque ; parmi lesquels Xavier Bertrand et Renaud Donnedieu de Vabres entre autres.
Ainsi, la droite vous reproche parfois une sorte de schizophrénie politique ; cela dit, elle va presque de paire avec la fonction de ministre en général. Comment assumer des choix politiques qui peuvent paraître contradictoires avec la raison budgétaire dont vous êtes un rigoureux défenseur ? Il s’agit par exemple de l’extension du RSA pour les jeunes ou la TVA dans la restauration (manne financière non délocalisable)… On ne peut s’empêcher d’imaginer un certain malaise chez vous quand vous devez tenter de justifier le déficit de 140 milliards en 2009.Vous relativisez la situation budgétaire mais parfois ce type d’explications est incomprise. Vous avez des étudiants devant vous et beaucoup d’entre eux savent que la fin de mois est souvent financée à découvert et ils savent que ce n’est pas la meilleure solution.
A votre décharge, le déficit est dû à environ 70% au plan de relance dont on pourra bientôt juger les effets. Vous soutenez de façon très optimiste que les réformes structurelles actuelles certes coûteuses (taxe professionnelle) tireront la croissance et à terme résorberont le déficit puis la dette et entrainera une réduction du chômage. Selon vous la situation fiscale est meilleure en 2009 qu’en 2007 le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Vous ricanez des plus alarmistes qui n’ont en tête que le mot faillite comme l’a évoqué François Fillon. Ils ont en tête que l’adage « too big to fall » n’est plus vrai depuis la chute de Lehman Brothers.
On vous a vu en juin 2008 en tenue d’escalade descendre une façade de Bercy en rappel. On vous dit alpiniste chevronné ; certains se souviennent de votre ascension de l’aiguille de la République avec Martin Hirsch à Chamonix. Dommage que vous ne soyez pas passionné de spéléologie, les abysses de la dette seraient un formidable terrain de jeu.
En attendant, toutes les solutions sont bonnes pour augmenter les recettes fiscales. Vous vous félicitez de l’action du Président en ce qui concerne la chasse aux paradis fiscaux. Par ailleurs, je pense évidemment à la cellule de régularisation ou cellule de dégrisement pour les intimes. Chaque foyer fiscal qui se dénoncerait avant le 31 décembre 2009 aurait une pénalité amoindrie. Pour ne pas rentrer bredouille à Bercy, libre à chacun de venir vous voir après le débat.
Sur ce, je vous remercie à nouveau d’être parmi nous et je vous laisse entre les mains d’Augustin et de Brice.
Un grand merci d’avoir accepté notre invitation. Vous êtes donc Ministre du Budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la Réforme de l’Etat. C’est beaucoup pour un seul homme mais cela ne vous effraie pas. D’après une récente évaluation des ministres, vous êtes le premier de la classe avec 80% de vos missions accomplies. On vous dit d’un professionnalisme exemplaire et on comprend pourquoi on a supprimé le secrétariat d’Etat à la Réforme de l’Etat pour l’ajouter à vos responsabilités ministérielles. C’est un beau bilan et pourtant dès qu’on évoque le mot budget, on pense immédiatement au déficit et à la dette d’une ampleur vertigineuse…
Pour l’instant, parlons plutôt de vous ou plus exactement parlons de votre parcours. Vous êtes nés en 1956 à Creil dans l’Oise. La Picardie, c’est une région à laquelle vous resterez fidèle puisque c’est au conseil régional que vous obtenez votre premier mandat électoral de 86 à 02. Vous en deviendrez vice-président en 98. Par ailleurs, vous êtes maire de Chantilly ; toujours dans l’Oise, depuis 95. La politique a toujours été votre passion mais pas toujours votre métier. Après avoir été diplômé d’HEC et de sc po Paris, vous débutez votre carrière dans le privé dans différents cabinets de conseil et d’audit. Tout en étant dans le secteur privé, votre profession s’oriente vers le conseil au secteur public.
Dans le monde politique, vous vous faites connaître en 95 en devenant conseiller au cabinet du Premier Ministre, chargé des relations avec le parlement pendant 2 ans. Ensuite, vous occupez successivement le poste de Trésorier pour la campagne de Jacques Chirac, de Nicolas Sarkozy puis pour l’UMP depuis 2002. Vous étiez presque prédestiné au Ministère du Budget duquel vous êtes à la tête depuis la mise en place du 1er gouvernement Fillon. Cela dit, ce n’est pas votre 1ère expérience ministérielle puisque vous êtes brièvement apparu dans le gouvernement Raffarin de 2004 à 2005.
Votre parcours nous amène à mieux vous cerner politiquement. Vous semblez faire partie de cette droite qui n’a pas peur d’elle en affirmant sans rougir ses choix économiques libéraux tout en préférant l’image de l’entrepreneur à celle du business man bling-bling. C’est pour cette droite que vous fondez en 2002 le club de la boussole ; groupe de réflexion de députés de droite fidèles à Chirac et à Raffarin ; à l’époque ; parmi lesquels Xavier Bertrand et Renaud Donnedieu de Vabres entre autres.
Ainsi, la droite vous reproche parfois une sorte de schizophrénie politique ; cela dit, elle va presque de paire avec la fonction de ministre en général. Comment assumer des choix politiques qui peuvent paraître contradictoires avec la raison budgétaire dont vous êtes un rigoureux défenseur ? Il s’agit par exemple de l’extension du RSA pour les jeunes ou la TVA dans la restauration (manne financière non délocalisable)… On ne peut s’empêcher d’imaginer un certain malaise chez vous quand vous devez tenter de justifier le déficit de 140 milliards en 2009.Vous relativisez la situation budgétaire mais parfois ce type d’explications est incomprise. Vous avez des étudiants devant vous et beaucoup d’entre eux savent que la fin de mois est souvent financée à découvert et ils savent que ce n’est pas la meilleure solution.
A votre décharge, le déficit est dû à environ 70% au plan de relance dont on pourra bientôt juger les effets. Vous soutenez de façon très optimiste que les réformes structurelles actuelles certes coûteuses (taxe professionnelle) tireront la croissance et à terme résorberont le déficit puis la dette et entrainera une réduction du chômage. Selon vous la situation fiscale est meilleure en 2009 qu’en 2007 le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Vous ricanez des plus alarmistes qui n’ont en tête que le mot faillite comme l’a évoqué François Fillon. Ils ont en tête que l’adage « too big to fall » n’est plus vrai depuis la chute de Lehman Brothers.
On vous a vu en juin 2008 en tenue d’escalade descendre une façade de Bercy en rappel. On vous dit alpiniste chevronné ; certains se souviennent de votre ascension de l’aiguille de la République avec Martin Hirsch à Chamonix. Dommage que vous ne soyez pas passionné de spéléologie, les abysses de la dette seraient un formidable terrain de jeu.
En attendant, toutes les solutions sont bonnes pour augmenter les recettes fiscales. Vous vous félicitez de l’action du Président en ce qui concerne la chasse aux paradis fiscaux. Par ailleurs, je pense évidemment à la cellule de régularisation ou cellule de dégrisement pour les intimes. Chaque foyer fiscal qui se dénoncerait avant le 31 décembre 2009 aurait une pénalité amoindrie. Pour ne pas rentrer bredouille à Bercy, libre à chacun de venir vous voir après le débat.
Sur ce, je vous remercie à nouveau d’être parmi nous et je vous laisse entre les mains d’Augustin et de Brice.
Benoit Hamon bonjour, bienvenue. Merci d'avoir accepté notre invitation.
Vous êtes le porte parole jeune, dynamique, médiatique et en quelque sorte «beau gosse» du Parti Socialiste (je précise que c'est un qualificatif de Mme Aubry) Les médias vous classent hâtivement parmi les «quadras» du PS. Tentons d'en savoir un peu plus.
Quadragénaire, en effet, né en juin 1967 à Saint-Renan, vous avez donc 42 ans.
Il faut remonter de 23ans dans le passé pour observer la naissance de votre engagement politique. C'est en 1986, à l'âge de 19ans. Vous militez à la section PS de Brest et vous vous mobilisez contre le projet de loi Devaquet, qui prévoyait notamment de sélectionner les étudiants à l'entrée des universités et de mettre ces dernières en concurrence. Projet qui reste donc toujours d'actualité, et surtout à Dauphine.
A l'âge de 24 ans, en 1991, vous décrochez un poste d'assistant parlementaire en Gironde. C'est alors le début d'une carrière politique et d'un tour de France qui l'accompagne.
Deux ans plus tard, vous vous rapprochez de la rue de Solférino en devenant le premier président du MJS. Fonction que vous assumerez jusqu'en 1995, date à laquelle vous accédez logiquement au statut de conseiller pour la jeunesse auprès de Lionel Jospin, alors premier secrétaire du PS.
En 1997 celui-ci arrive à Matignon, vous suivez dans ses bagages et entrez au cabinet d'une autre figure du Parti Socialiste : Martine Aubry, ministre du travail et des affaires sociales.
Votre étiquette de «jeune» ne vous quitte plus, après le MJS et le conseiller à la jeunesse, vous resterez jusqu'en 1998 conseiller chargé de l'emploi des jeunes.
En 1998, une fois le cap de la 30aine résolument passé vous prenez un coup de vieux, ou du grade, c’est selon, en devenant conseiller chargé des affaires politiques, autant dire qu'elles ne manqueront pas entre 98 et 2000 avec les lois sur les 35H.
En 2001 vous reprenez timidement votre tour de France par un détour en banlieue parisienne où vous êtes élu conseiller municipal dans la jolie ville de Bretigny sur Orge dans l'Essonne.
Cependant le voyage politique reprend de plus belle en 2004, et cette fois cap vers l'Est, la grande circonscription Est où vous faites escale sous la bannière du Parti Socialiste. L'Est, dont vous devenez député Européen, fonction qui vous envoie jusqu'à Strasbourg et même Bruxelles. Comme quoi… la diaspora Bretonne! Le voyage ne durera pas 5ans de plus, suite au mauvais score du PS aux européennes de juin 2009 vous perdez ce poste, après avoir perdu Bretigny en 2008. Fini l'Est, fini la banlieue parisienne, fini le tour de France.
L'horizon de vos voyages politiques étant au point mort, tournons nous vers votre place singulière au sein du PS, et revenons un peu en arrière. Avant même 2004 vous tentez déjà courageusement de le rénover, et avec l'aide de Vincent Peillon et Arnaud Montebourg vous co-fondez le NPS, Nouveau Parti Socialiste.
Votre parcours au sein du parti est marqué par cette volonté de le changer, plus précisément en reprenant vos propres mots de : «changer son centre de gravité». A gauche bien entendu. Et vous devenez au fil du temps, une icône de l'aile gauche du PS.
Vous avez été partisan du NON de gauche à propos du traité constitutionnel européen, ce qui a semé le trouble au sein du PS, une fois n'est pas coutume.
En 2008 l'une de vos premières déclarations en tant que porte-parole du PS, concernait le retour d'une forme d'autorisation administrative des licenciements. Récemment encore, vous avez pris position contre d'éventuelles alliances avec le centre et le Modem de François Bayrou.
Au peut-être trop fameux congrès de Reims, vous incarnez cette aile gauche sous la motion C intitulée : «Un monde d'avance : reconstruire l'espoir à gauche.». Aux vues des résultats (18,52 % des voix) Messieurs Mélenchon et Dolez, qui vous soutenaient, claquent la porte du Parti Socialiste et fonderont par la suite le Parti de Gauche.
Vous décidez de ne pas les suivre, entêté à vous présenter au poste de premier secrétaire du PS, plutôt satisfait de votre score. Vous obtenez honorablement 22,6% des suffrages des militants. Et lors d'un second tour encore récemment contesté, vous soutiendrez clairement M.Aubry, qui en sortira, comme nous le savons, première secrétaire du PS.
En décembre 2008 celle-ci vous rend la pareille en vous offrant le poste de Porte-parole du Parti Socialiste laissé vacant par Julien Dray, occupé à d‘autres affaires plus judiciaires… Vous déclarez en septembre 2009 sur public sénat que ce poste engendre nécessairement de grands moments de solitude.
Je vous souhaite simplement que celui-ci n'en soit pas un!
Vous êtes le porte parole jeune, dynamique, médiatique et en quelque sorte «beau gosse» du Parti Socialiste (je précise que c'est un qualificatif de Mme Aubry) Les médias vous classent hâtivement parmi les «quadras» du PS. Tentons d'en savoir un peu plus.
Quadragénaire, en effet, né en juin 1967 à Saint-Renan, vous avez donc 42 ans.
Il faut remonter de 23ans dans le passé pour observer la naissance de votre engagement politique. C'est en 1986, à l'âge de 19ans. Vous militez à la section PS de Brest et vous vous mobilisez contre le projet de loi Devaquet, qui prévoyait notamment de sélectionner les étudiants à l'entrée des universités et de mettre ces dernières en concurrence. Projet qui reste donc toujours d'actualité, et surtout à Dauphine.
A l'âge de 24 ans, en 1991, vous décrochez un poste d'assistant parlementaire en Gironde. C'est alors le début d'une carrière politique et d'un tour de France qui l'accompagne.
Deux ans plus tard, vous vous rapprochez de la rue de Solférino en devenant le premier président du MJS. Fonction que vous assumerez jusqu'en 1995, date à laquelle vous accédez logiquement au statut de conseiller pour la jeunesse auprès de Lionel Jospin, alors premier secrétaire du PS.
En 1997 celui-ci arrive à Matignon, vous suivez dans ses bagages et entrez au cabinet d'une autre figure du Parti Socialiste : Martine Aubry, ministre du travail et des affaires sociales.
Votre étiquette de «jeune» ne vous quitte plus, après le MJS et le conseiller à la jeunesse, vous resterez jusqu'en 1998 conseiller chargé de l'emploi des jeunes.
En 1998, une fois le cap de la 30aine résolument passé vous prenez un coup de vieux, ou du grade, c’est selon, en devenant conseiller chargé des affaires politiques, autant dire qu'elles ne manqueront pas entre 98 et 2000 avec les lois sur les 35H.
En 2001 vous reprenez timidement votre tour de France par un détour en banlieue parisienne où vous êtes élu conseiller municipal dans la jolie ville de Bretigny sur Orge dans l'Essonne.
Cependant le voyage politique reprend de plus belle en 2004, et cette fois cap vers l'Est, la grande circonscription Est où vous faites escale sous la bannière du Parti Socialiste. L'Est, dont vous devenez député Européen, fonction qui vous envoie jusqu'à Strasbourg et même Bruxelles. Comme quoi… la diaspora Bretonne! Le voyage ne durera pas 5ans de plus, suite au mauvais score du PS aux européennes de juin 2009 vous perdez ce poste, après avoir perdu Bretigny en 2008. Fini l'Est, fini la banlieue parisienne, fini le tour de France.
L'horizon de vos voyages politiques étant au point mort, tournons nous vers votre place singulière au sein du PS, et revenons un peu en arrière. Avant même 2004 vous tentez déjà courageusement de le rénover, et avec l'aide de Vincent Peillon et Arnaud Montebourg vous co-fondez le NPS, Nouveau Parti Socialiste.
Votre parcours au sein du parti est marqué par cette volonté de le changer, plus précisément en reprenant vos propres mots de : «changer son centre de gravité». A gauche bien entendu. Et vous devenez au fil du temps, une icône de l'aile gauche du PS.
Vous avez été partisan du NON de gauche à propos du traité constitutionnel européen, ce qui a semé le trouble au sein du PS, une fois n'est pas coutume.
En 2008 l'une de vos premières déclarations en tant que porte-parole du PS, concernait le retour d'une forme d'autorisation administrative des licenciements. Récemment encore, vous avez pris position contre d'éventuelles alliances avec le centre et le Modem de François Bayrou.
Au peut-être trop fameux congrès de Reims, vous incarnez cette aile gauche sous la motion C intitulée : «Un monde d'avance : reconstruire l'espoir à gauche.». Aux vues des résultats (18,52 % des voix) Messieurs Mélenchon et Dolez, qui vous soutenaient, claquent la porte du Parti Socialiste et fonderont par la suite le Parti de Gauche.
Vous décidez de ne pas les suivre, entêté à vous présenter au poste de premier secrétaire du PS, plutôt satisfait de votre score. Vous obtenez honorablement 22,6% des suffrages des militants. Et lors d'un second tour encore récemment contesté, vous soutiendrez clairement M.Aubry, qui en sortira, comme nous le savons, première secrétaire du PS.
En décembre 2008 celle-ci vous rend la pareille en vous offrant le poste de Porte-parole du Parti Socialiste laissé vacant par Julien Dray, occupé à d‘autres affaires plus judiciaires… Vous déclarez en septembre 2009 sur public sénat que ce poste engendre nécessairement de grands moments de solitude.
Je vous souhaite simplement que celui-ci n'en soit pas un!
Manuel Valls ou l’homme qui pourfend les tabous du PS : la société de marché, l’immigration, la lutte contre l'insécurité, la nation, la refonte de la loi de 1905 sur la laïcité... autant de sujets de prédilection de la droite que Manuel Valls aborde sans demi-mesure. Et cela fait siffler les oreilles des orthodoxes du PS. Son créneau ? Faire bouger les lignes à gauche. Il est partisan d’une refonte idéologique en profondeur de ce parti qu’il trouve vieillissant. Dernière « excentricité » en date, il défend avec vigueur les propositions de la commission Balladur sur le restructuration de l’organisation territoriale, alors même que ce rapport a conduit à une levée de boucliers au PS qui a vu là des « manœuvres électoralistes ». Une nouvelle fois Manuel Valls se démarque et cela fait grincer des dents à gauche. Il s’est ainsi fait nombre d’ennemis dans son camp, notamment celui qui fut le premier d’entre eux, François Hollande que nous avons reçu le 10 février dernier. Cependant il a su aussi s’attirer l’amitié de personnalités de droite, et pas des moindres ! Ainsi Nicolas Sarkozy lui dit «Manuel, tu verras... Un jour, je te proposerai de travailler avec moi... Et tu accepteras d'entrer au gouvernement» lors d’un voyage au Maroc en 2004. Suite à son élection, lors d’un rendez vous à l’Elysée, le président nouvellement élu lui rappellera cette proposition. Manuel Valls la déclinera.
Cette rencontre sera l’occasion de revenir avec lui sur cet engagement à gauche qui parait bien compromis. La défaite du camp Royal auprès de laquelle il s’est engagé et la tournure, lointaine des idées réformatrices de Valls, que prend le parti socialiste sous la direction de l’équipe Aubry ne lui sont pas favorables. Quel avenir donc pour le parti socialiste ? Quelle place pour ses idées qui pourraient concurrencer la droite sur son terrain de prédilection ? Comment le parti socialiste se placera-t-il face à la prolifération de nouveaux partis à gauche (le NPA de Besancenot, le PG de Mélenchon, les Progressistes de Besson, et j’en passe!)
Nous reviendrons aussi sur la politique de Nicolas Sarkozy, notamment face à la crise, et l’actualité chaude. Enfin nous ne pourrons pas esquiver cette question, qui je vous l’accorde est grave, mais dont les implications changeront en profondeur nos modes de vie, à nous, étudiants : « Faut-il, oui ou non, et je mesure mes mots (l’émotion est grande), supprimer les open bars et les happy hours ? ».
Le programme est chargé, mais il est alléchant et il le sera d’autant plus que la moitié du débat est dédié à vos nombreuses questions et interrogations !
Alors à Mercredi !
Cette rencontre sera l’occasion de revenir avec lui sur cet engagement à gauche qui parait bien compromis. La défaite du camp Royal auprès de laquelle il s’est engagé et la tournure, lointaine des idées réformatrices de Valls, que prend le parti socialiste sous la direction de l’équipe Aubry ne lui sont pas favorables. Quel avenir donc pour le parti socialiste ? Quelle place pour ses idées qui pourraient concurrencer la droite sur son terrain de prédilection ? Comment le parti socialiste se placera-t-il face à la prolifération de nouveaux partis à gauche (le NPA de Besancenot, le PG de Mélenchon, les Progressistes de Besson, et j’en passe!)
Nous reviendrons aussi sur la politique de Nicolas Sarkozy, notamment face à la crise, et l’actualité chaude. Enfin nous ne pourrons pas esquiver cette question, qui je vous l’accorde est grave, mais dont les implications changeront en profondeur nos modes de vie, à nous, étudiants : « Faut-il, oui ou non, et je mesure mes mots (l’émotion est grande), supprimer les open bars et les happy hours ? ».
Le programme est chargé, mais il est alléchant et il le sera d’autant plus que la moitié du débat est dédié à vos nombreuses questions et interrogations !
Alors à Mercredi !
Le François Hollande nouveau est arrivé! Nouvelle coiffure, nouveaux costumes, nouvelles lunettes et des ambitions pour 2012… Et si c’était VOUS finalement le vainqueur du Congrès de Reims? Vous avez en effet réussi à vous positionner en arbitre et à ressortir indemne de la bataille. On vous croyait fini après 11 ans à la tête du second parti de France et voilà que vous décidez de rester en scène.
Mais revenons un peu en arrière: comment l’ancien élève d’un pensionnat ultra-catholique de Rouen est-il arrivé à la tête du Parti Socialiste français?
Vous êtes né à Rouen en 1954. A 24 ans, après avoir usé vos culottes sur les bancs de Jouy-en-Josas et de la rue Saint-Guillaume, vous intégrez l’ENA. C’est l’année de la fameuse promotion Voltaire parmi laquelle on retrouve Dominique de Villepin ou Henri de Castries mais surtout Ségolène Royal. Vous aurez 4 enfants ensemble avant d’officialiser votre séparation en 2007.
Vous adhérez au Parti Socialiste à 25 ans et à peine un an plus tard vous conseillez déjà le candidat Mitterrand sur des questions économiques lors de sa campagne de 1981. Vous resterez quelques années aux côtés du Président élu. C’est à ce moment là également que vous choisissez d’affronter Jacques Chirac dans son fief de Corrèze aux législatives. Mais l’échec Chirac est réélu dès le premier tour et occupera ce siège jusqu’à son installation à l’Élysée. Vous vous attaquez alors à 1a circonscription de Tulle, toujours en Corrèze, et l’arrachez sans peine aux communistes en 1988. Depuis cette date là, vous avez toujours assuré au moins un mandat législatif dans ce département. Aujourd’hui encore, vous êtes député de la circonscription de Tulle et Président du Conseil Général de la Corrèze.
En 1995, Lionel Jospin alors Premier Secrétaire, fait de vous le porte-parole du Parti Socialiste. Mais il est appelé à Matignon en 97 et vous offre son siège. Vous portez d’abord la casquette de chef du parti au pouvoir, puis celle de chef de l’opposition après la défaite de la gauche aux législatives de 2002. Il n’empêche, vous serez reconduit à votre poste à 3 reprises.
Mais les présidentielles de 2007 approchent et Ségolène Royal s’impose en tant que candidate pour le PS. On connait la suite: l’échec de Ségolène et le parti qui se déchire… Les éléphants socialistes attribuent cet échec à Ségolène Royal, qui l’attribue elle-même aux éléphants et particulièrement à vous, le premier d’entre eux. Vous annoncez en retour que vous ne vous représenterez pas au poste que vous occupez depuis 11 ans et accordez votre soutien au populaire maire de Paris Bertrand Delanoë pour vous succéder.
Inutile de revenir ensuite sur l’épisode douloureux du Congrès de Reims car le débat qui va suivre nous y conduira certainement. François Hollande, je vous laisse maintenant en compagnie d’Augustin et Baptiste qui animeront cette rencontre. Merci encore d’avoir accepté notre invitation !
Marie Meyruey
Mais revenons un peu en arrière: comment l’ancien élève d’un pensionnat ultra-catholique de Rouen est-il arrivé à la tête du Parti Socialiste français?
Vous êtes né à Rouen en 1954. A 24 ans, après avoir usé vos culottes sur les bancs de Jouy-en-Josas et de la rue Saint-Guillaume, vous intégrez l’ENA. C’est l’année de la fameuse promotion Voltaire parmi laquelle on retrouve Dominique de Villepin ou Henri de Castries mais surtout Ségolène Royal. Vous aurez 4 enfants ensemble avant d’officialiser votre séparation en 2007.
Vous adhérez au Parti Socialiste à 25 ans et à peine un an plus tard vous conseillez déjà le candidat Mitterrand sur des questions économiques lors de sa campagne de 1981. Vous resterez quelques années aux côtés du Président élu. C’est à ce moment là également que vous choisissez d’affronter Jacques Chirac dans son fief de Corrèze aux législatives. Mais l’échec Chirac est réélu dès le premier tour et occupera ce siège jusqu’à son installation à l’Élysée. Vous vous attaquez alors à 1a circonscription de Tulle, toujours en Corrèze, et l’arrachez sans peine aux communistes en 1988. Depuis cette date là, vous avez toujours assuré au moins un mandat législatif dans ce département. Aujourd’hui encore, vous êtes député de la circonscription de Tulle et Président du Conseil Général de la Corrèze.
En 1995, Lionel Jospin alors Premier Secrétaire, fait de vous le porte-parole du Parti Socialiste. Mais il est appelé à Matignon en 97 et vous offre son siège. Vous portez d’abord la casquette de chef du parti au pouvoir, puis celle de chef de l’opposition après la défaite de la gauche aux législatives de 2002. Il n’empêche, vous serez reconduit à votre poste à 3 reprises.
Mais les présidentielles de 2007 approchent et Ségolène Royal s’impose en tant que candidate pour le PS. On connait la suite: l’échec de Ségolène et le parti qui se déchire… Les éléphants socialistes attribuent cet échec à Ségolène Royal, qui l’attribue elle-même aux éléphants et particulièrement à vous, le premier d’entre eux. Vous annoncez en retour que vous ne vous représenterez pas au poste que vous occupez depuis 11 ans et accordez votre soutien au populaire maire de Paris Bertrand Delanoë pour vous succéder.
Inutile de revenir ensuite sur l’épisode douloureux du Congrès de Reims car le débat qui va suivre nous y conduira certainement. François Hollande, je vous laisse maintenant en compagnie d’Augustin et Baptiste qui animeront cette rencontre. Merci encore d’avoir accepté notre invitation !
Marie Meyruey
A l’heure où la politique du gouvernement est de plus en plus critiquée, comme en témoignent les récentes grèves qui ont paralysé le pays ou la "crise politique" qui a touché l’hémicycle, nous accueillerons Monsieur François Hollande, ancien Premier Secrétaire du Parti Socialiste le mardi 10 février à 17h15 en salle Raymond Aron.
Après un automne calamiteux, marqué par un scrutin controversé, c’est un parti incertain sur sa ligne idéologique et affaibli par de nombreuses tensions qu’a laissé derrière lui François Hollande. Cependant la maison Solferino recouvre peu à peu un semblant d’unité notamment grâce à des « Royalistes » qui se font plus discrets sur la scène politique et avec la mise en place d’une politique d’"hyperopposition" destinée à contrer l’"hyperprésidence" de Nicolas Sarkozy.
Ainsi, le PS hausse le ton pour dénoncer les « reculs démocratiques » et se dresse comme une force d’interposition entre le travailleur menacé et le système économique qui s’emballe, entre le citoyen dépouillé de ses droits et le pouvoir spoliateur. C’est bien cette gauche de la « révolte », revendiquée par Pierre Moscovici *, qui refait surface après une longue période de léthargie.
Mais surtout le PS montre qu’il s’est remis au travail en se réaffirmant comme une force de proposition, comme l’illustre le contre-plan de relance. Pour appuyer ce changement de politique, il se montre partout que cela soit dans les médias, dans la rue ou même à l’Assemblée où il se distingue par… son absence.
Mais toute cette agitation n’est-elle pas un écran de fumée visant à dissimuler les divisions latentes du Parti Socialiste, un « pansement pour masquer les blessures du congrès de Reims », comme l’a affirmé François Fillon ?
C’est dans ce contexte que François Hollande viendra nous confier son sentiment quant à l’avenir du PS et nous livrera son analyse de la politique menée par sa successeuse Martine Aubry. Il procédera aussi à un examen de la politique conduite par le gouvernement.
*« Il n’y a pas de gauche sans révolte, la gauche c’est la révolte » : Pierre Moscovici, le 19 février 2008 à Dauphine invité par DDD.
Après un automne calamiteux, marqué par un scrutin controversé, c’est un parti incertain sur sa ligne idéologique et affaibli par de nombreuses tensions qu’a laissé derrière lui François Hollande. Cependant la maison Solferino recouvre peu à peu un semblant d’unité notamment grâce à des « Royalistes » qui se font plus discrets sur la scène politique et avec la mise en place d’une politique d’"hyperopposition" destinée à contrer l’"hyperprésidence" de Nicolas Sarkozy.
Ainsi, le PS hausse le ton pour dénoncer les « reculs démocratiques » et se dresse comme une force d’interposition entre le travailleur menacé et le système économique qui s’emballe, entre le citoyen dépouillé de ses droits et le pouvoir spoliateur. C’est bien cette gauche de la « révolte », revendiquée par Pierre Moscovici *, qui refait surface après une longue période de léthargie.
Mais surtout le PS montre qu’il s’est remis au travail en se réaffirmant comme une force de proposition, comme l’illustre le contre-plan de relance. Pour appuyer ce changement de politique, il se montre partout que cela soit dans les médias, dans la rue ou même à l’Assemblée où il se distingue par… son absence.
Mais toute cette agitation n’est-elle pas un écran de fumée visant à dissimuler les divisions latentes du Parti Socialiste, un « pansement pour masquer les blessures du congrès de Reims », comme l’a affirmé François Fillon ?
C’est dans ce contexte que François Hollande viendra nous confier son sentiment quant à l’avenir du PS et nous livrera son analyse de la politique menée par sa successeuse Martine Aubry. Il procédera aussi à un examen de la politique conduite par le gouvernement.
*« Il n’y a pas de gauche sans révolte, la gauche c’est la révolte » : Pierre Moscovici, le 19 février 2008 à Dauphine invité par DDD.
Dans le cadre des 40 ans de l'Université Paris-Dauphine et de la Présidence française de l'Union Européenne, un grand débat réunira Valéry Giscard d'Estaing, Daniel Cohn-Bendit et les étudiants.
Assistez à la rencontre atypique entre l'ancien président de la République et l'icone de Mai 68. Réunis autour de la même table, ils partageront leur expérience Européenne.
>>> Pour participer, il suffit de S'INSCRIRE à : www.communication.dauphine .fr/debat <<<
L'événement est organisé par l'université Paris-Dauphine avec l'aide des associations MUN Team Paris, Dauphine Erasmus Exchange et Dauphine Discussion Débat.
Cet événement est ouvert à tous!
Assistez à la rencontre atypique entre l'ancien président de la République et l'icone de Mai 68. Réunis autour de la même table, ils partageront leur expérience Européenne.
>>> Pour participer, il suffit de S'INSCRIRE à : www.communication.dauphine
L'événement est organisé par l'université Paris-Dauphine avec l'aide des associations MUN Team Paris, Dauphine Erasmus Exchange et Dauphine Discussion Débat.
Cet événement est ouvert à tous!
Vingt heures sonnent et votre voix retentit à travers la France: «Madame Monsieur, bonsoir…». Le 31 août 1987, Patrick Poivre d’Arvor, vous présentez votre premier journal pour TF1. Le premier d’une longue série qui deviendra le rendez-vous quotidien de près de 40% des foyers français. Pendant plus de vingt ans, vous avez rythmé la vie de la première chaîne. Mais à l’été 2008, vous en êtes brusquement évincé et remplacé par Laurence Ferrari. D’aucuns soupçonnent le Président de la République de l’avoir voulu… Peu importe, car vous resterez l’incarnation du journal télévisé pendant encore longtemps. Pour preuve, les Guignols de l’Info vous considèrent toujours comme leur présentateur vedette. Mais vous n’êtes pour beaucoup qu’un visage derrière une caméra. Qui vous connait vraiment?
Vous êtes Patrick Poivre d’Arvor, ou PPDA comme on aime à vous surnommer. Vous êtes né à Reims en septembre 1947. Élève brillant, bachelier à 15 ans, vos diplômes ne se comptent plus: une licence de droit, puis Sciences Po, le Centre de Formation des Journalistes et même un passage aux langues’O pour apprendre le… serbo-croate! A 23 ans, vous commencez votre carrière de journaliste dans les studios de France Inter. Vous apparaissez ensuite sur les écrans d’Antenne 2 où vous présentez le journal dont l’audience dépasse alors celle de TF1. C’est pourtant cette même chaîne que vous rejoignez en 1986 pour présenter une émission dominicale. Un an plus tard, vous voilà à la tête de la grande messe du 20 heures qui redevient rapidement le premier journal télévisé de France. On connaît la suite…
Pourtant, derrière le présentateur vedette que nous connaissons tous se cache un homme de lettres. A 16 ans, vous rédigez votre premier livre Les Enfants de l’Aube, un best-seller vendu à 1,5 millions d’exemplaires. Dès 1988, TF1 vous confie les rênes de l’émission littéraire Ex-Libris qui deviendra bientôt Vol de Nuit, en hommage à Saint-Exupéry que vous admirez (Vous avez d’ailleurs publié un livre à son sujet). Vous êtes l’auteur d’une trentaine de titres, souvent à caractère autobiographique.
Mais par-dessus tout, c’est la mer que vous adorez. Vous vous dites «breton d’origine et de cœur» et passez toutes vos vacances à Trégastel. Vous êtes d’ailleurs vice-président de la chaîne régionale TV Breizh fondée par votre ami Patrick Le Lay. Sans compter bien sûr vos nombreux ouvrages sur le thème de la mer tels que Pirates et Corsaires ou Coureurs des Mers.
Aujourd’hui, vous venez de tourner la page d’un épisode important de votre vie et le temps de la reconversion est venu… Depuis septembre, vous intervenez régulièrement sur RTL. Mais on parle surtout de vous pour animer de grands entretiens avec des penseurs contemporains sur Arte…
Alors il ne nous reste plus, Patrick Poivre d’Arvor, qu’à vous souhaiter «Bon vent»!
Marie Meyruey
Vous êtes Patrick Poivre d’Arvor, ou PPDA comme on aime à vous surnommer. Vous êtes né à Reims en septembre 1947. Élève brillant, bachelier à 15 ans, vos diplômes ne se comptent plus: une licence de droit, puis Sciences Po, le Centre de Formation des Journalistes et même un passage aux langues’O pour apprendre le… serbo-croate! A 23 ans, vous commencez votre carrière de journaliste dans les studios de France Inter. Vous apparaissez ensuite sur les écrans d’Antenne 2 où vous présentez le journal dont l’audience dépasse alors celle de TF1. C’est pourtant cette même chaîne que vous rejoignez en 1986 pour présenter une émission dominicale. Un an plus tard, vous voilà à la tête de la grande messe du 20 heures qui redevient rapidement le premier journal télévisé de France. On connaît la suite…
Pourtant, derrière le présentateur vedette que nous connaissons tous se cache un homme de lettres. A 16 ans, vous rédigez votre premier livre Les Enfants de l’Aube, un best-seller vendu à 1,5 millions d’exemplaires. Dès 1988, TF1 vous confie les rênes de l’émission littéraire Ex-Libris qui deviendra bientôt Vol de Nuit, en hommage à Saint-Exupéry que vous admirez (Vous avez d’ailleurs publié un livre à son sujet). Vous êtes l’auteur d’une trentaine de titres, souvent à caractère autobiographique.
Mais par-dessus tout, c’est la mer que vous adorez. Vous vous dites «breton d’origine et de cœur» et passez toutes vos vacances à Trégastel. Vous êtes d’ailleurs vice-président de la chaîne régionale TV Breizh fondée par votre ami Patrick Le Lay. Sans compter bien sûr vos nombreux ouvrages sur le thème de la mer tels que Pirates et Corsaires ou Coureurs des Mers.
Aujourd’hui, vous venez de tourner la page d’un épisode important de votre vie et le temps de la reconversion est venu… Depuis septembre, vous intervenez régulièrement sur RTL. Mais on parle surtout de vous pour animer de grands entretiens avec des penseurs contemporains sur Arte…
Alors il ne nous reste plus, Patrick Poivre d’Arvor, qu’à vous souhaiter «Bon vent»!
Marie Meyruey
Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale, était l'invité de Dauphine Discussion Débat, association dont le but est de convier au débat des hommes et des femmes politiques. J'ai été chargé de faire la présentation du ministre...
" Xavier Darcos bonjour et bienvenue à Dauphine. Merci d’avoir accepté notre invitation. Ce débat est l’occasion de parler de l’avenir de notre école, des différentes réformes que vous menez et d’établir un parallèle entre le modèle français et ce qui se fait à l’étranger. Mais qui connait Monsieur Darcos ?
Vous êtes né le 14 juillet 1947. Après des études de lettres vous devenez professeur de lettres classiques. Entre 1968 et 1992, date à laquelle vous devenez inspecteur générale de l’Education nationale, vous enseignez votre amour pour la culture grecque et latine.
En 1993 vous arpentez les coulisses du pouvoir en faisant votre entrée au cabinet de François Bayrou alors ministre de l’Education nationale. A la suite des élections présidentielles qui suivent vous devenez conseiller d’Alain Juppé en charge de la culture et de l’Education, 2 thèmes que vous affectionnez tant. Dans la foulée vous reprenez le chemin de l’école en enseignant la littérature comparée à Henri IV.
Votre passion pour les lettres classiques vous a amené à écrire la biographie de Mérimée ainsi que de l’Historien latin tacite. Au cours de certains de vos passages télévisés vous avez l’occasion de démontrez l’étendue de vos savoirs même si votre connaissance de la règle de trois et du futur antérieur vous ont parfois fait défaut.
Dire que vous n’êtes qu’un passionné de lettres serait un peu réducteur. Vous êtes également un serviteur d’Etat. Votre ascension politique débute en 1978. Vous vous engagez d’abord au niveau local, à Périgueux, avant de gravir les échelons. Ainsi depuis 1989 vous êtes membre du conseil municipal de Périgueux dont vous avez été maire. De 1998 à 2002 vous siégez au Palais du Luxembourg en tant que sénateur de Dordogne. En 2002, vous accédez aux hautes sphères du pouvoir puisque vous êtes nommé ministre délégué à l’enseignement scolaire auprès de Luc Ferry. En 2004 vous changez de ministère. Vous quittez Luc Ferry pour Michel Barnier. Vous êtes alors chargé du développement, de la coopération et de la francophonie auprès du ministre des affaires étrangères jusqu’à l’arrivée de Dominique de Villepin à Matignon qui écarte les fidèles d’Alain Juppé du gouvernement. Cette éjection est un mal pour un bien puisqu’elle vous permet de faire votre grand retour à Périgueux.
En 2007, c’est l’apogée de votre carrière politique. Nicolas Sarkozy fraichement élu fait de vous son monsieur Education. Aujourd’hui vous êtes en charge de réformes discutées et discutables qui ont mis des milliers de professeurs et d’élèves dans la rue. Mais contrairement à vos prédécesseurs, vous ne lâchez rien, vous gardez le cap. Remise en question des petites classes, suppression du redoublement, redéfinition du lycée, réforme du bac… tout y passe. Vous choisissez de mettre l’accent sur le français, les maths, l’Histoire et les langues.
En 2008 lors des élections municipales vous essuyez un échec à Périgueux puisque vous êtes battu à quelques voix près dans votre ville. Mais face au goût amer de la défaite, vous restez debout. Nicolas Sarkozy vous témoigne de sa confiance. Alors que vous faites parti du premier cercle du président de la République et du G7 du gouvernement, vous tentez de prendre vos distances avec celui-ci et de garder votre indépendance : n’êtes-vous donc pas Xavier Darcozy, à la fois fidèle parmi les fidèles et esprit libre au sein de la majorité.
Au nom de Dauphine Discussion Débat je vous souhaite la bienvenue et j’espère que ce débat sera le moment de mieux vous connaitre et de lever certaines parts d’ombre sur vos réformes."
Henry Roux-Dessarps de Sèze
" Xavier Darcos bonjour et bienvenue à Dauphine. Merci d’avoir accepté notre invitation. Ce débat est l’occasion de parler de l’avenir de notre école, des différentes réformes que vous menez et d’établir un parallèle entre le modèle français et ce qui se fait à l’étranger. Mais qui connait Monsieur Darcos ?
Vous êtes né le 14 juillet 1947. Après des études de lettres vous devenez professeur de lettres classiques. Entre 1968 et 1992, date à laquelle vous devenez inspecteur générale de l’Education nationale, vous enseignez votre amour pour la culture grecque et latine.
En 1993 vous arpentez les coulisses du pouvoir en faisant votre entrée au cabinet de François Bayrou alors ministre de l’Education nationale. A la suite des élections présidentielles qui suivent vous devenez conseiller d’Alain Juppé en charge de la culture et de l’Education, 2 thèmes que vous affectionnez tant. Dans la foulée vous reprenez le chemin de l’école en enseignant la littérature comparée à Henri IV.
Votre passion pour les lettres classiques vous a amené à écrire la biographie de Mérimée ainsi que de l’Historien latin tacite. Au cours de certains de vos passages télévisés vous avez l’occasion de démontrez l’étendue de vos savoirs même si votre connaissance de la règle de trois et du futur antérieur vous ont parfois fait défaut.
Dire que vous n’êtes qu’un passionné de lettres serait un peu réducteur. Vous êtes également un serviteur d’Etat. Votre ascension politique débute en 1978. Vous vous engagez d’abord au niveau local, à Périgueux, avant de gravir les échelons. Ainsi depuis 1989 vous êtes membre du conseil municipal de Périgueux dont vous avez été maire. De 1998 à 2002 vous siégez au Palais du Luxembourg en tant que sénateur de Dordogne. En 2002, vous accédez aux hautes sphères du pouvoir puisque vous êtes nommé ministre délégué à l’enseignement scolaire auprès de Luc Ferry. En 2004 vous changez de ministère. Vous quittez Luc Ferry pour Michel Barnier. Vous êtes alors chargé du développement, de la coopération et de la francophonie auprès du ministre des affaires étrangères jusqu’à l’arrivée de Dominique de Villepin à Matignon qui écarte les fidèles d’Alain Juppé du gouvernement. Cette éjection est un mal pour un bien puisqu’elle vous permet de faire votre grand retour à Périgueux.
En 2007, c’est l’apogée de votre carrière politique. Nicolas Sarkozy fraichement élu fait de vous son monsieur Education. Aujourd’hui vous êtes en charge de réformes discutées et discutables qui ont mis des milliers de professeurs et d’élèves dans la rue. Mais contrairement à vos prédécesseurs, vous ne lâchez rien, vous gardez le cap. Remise en question des petites classes, suppression du redoublement, redéfinition du lycée, réforme du bac… tout y passe. Vous choisissez de mettre l’accent sur le français, les maths, l’Histoire et les langues.
En 2008 lors des élections municipales vous essuyez un échec à Périgueux puisque vous êtes battu à quelques voix près dans votre ville. Mais face au goût amer de la défaite, vous restez debout. Nicolas Sarkozy vous témoigne de sa confiance. Alors que vous faites parti du premier cercle du président de la République et du G7 du gouvernement, vous tentez de prendre vos distances avec celui-ci et de garder votre indépendance : n’êtes-vous donc pas Xavier Darcozy, à la fois fidèle parmi les fidèles et esprit libre au sein de la majorité.
Au nom de Dauphine Discussion Débat je vous souhaite la bienvenue et j’espère que ce débat sera le moment de mieux vous connaitre et de lever certaines parts d’ombre sur vos réformes."
Henry Roux-Dessarps de Sèze
« Mesdames et Messieurs, bonsoir». La voix est suave , le ton grave, la tête penchée et le regard fixé vers le spectateur alerte. L’homme remet en ordre ses fiches. La grande messe du 20 heures peut commencer.. .
Il aura bercé plusieurs millions de téléspectateurs quotidiens lors du rendez-vous cathodique le plus populaire de France. 15ème personnalité préférée des français, l’homme que nous allons accueillir le 18 novembre à 17h15 heures (une heure peu habituelle pour le voir me direz-vous) dans l’amphi 8 peut se vanter d’avoir été le plus médiatique de France durant ces 21 dernières années.
Il aura bercé plusieurs millions de téléspectateurs quotidiens lors du rendez-vous cathodique le plus populaire de France. 15ème personnalité préférée des français, l’homme que nous allons accueillir le 18 novembre à 17h15 heures (une heure peu habituelle pour le voir me direz-vous) dans l’amphi 8 peut se vanter d’avoir été le plus médiatique de France durant ces 21 dernières années.










