Raymond Bachand : Bachand vient prêter main-forte à Tremblay

Bachand vient prêter main-forte à Tremblay
(Granby) Après la visite du premier ministre Jean Charest, samedi, c'était au tour du ministre Raymond Bachand de venir faire un tour dans Shefford, hier, pour prêter main-forte au candidat libéral Jean-Claude Tremblay.

Le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, aussi ministre du Tourisme, a fait un saut au local électoral de M. Tremblay. Il sortait tout juste d'une rencontre privée avec un groupe de gens d'affaires de Granby.



Aux médias, Raymond Bachand a parlé économie et crise économique, les thèmes fétiches de son parti, citant au passage les actions libérales qui permettraient au Québec de traverser cette «tourmente importante». Parmi elles, les travaux d'infrastructures, les crédits aux entreprises, les crédits d'impôt à la rénovation, les baisses d'impôt, etc. «On veut donner de l'oxygène à la classe moyenne et aux familles», a déclaré le politicien.


Pour combler la pénurie de main-d'oeuvre chez nous et ailleurs, M. Bachand a suggéré l'immigration, de concert avec la France et d'autres pays européens notamment. Une plus grande ouverture avec l'Ontario permettrait également d'abolir les barrières en matière de main-d'oeuvre entre les deux provinces et de créer ainsi de «l'espace économique», a laissé entendre le député sortant d'Outremont.

Dans Shefford

Le thème de l'économie a naturellement trouvé écho chez le candidat libéral, qui, dans son premier point de presse, a dit vouloir en faire sa grande priorité. «Il faut voir comment on va traduire ça dans Shefford», a-t-il simplement déclaré. «On n'est pas le comté le plus riche au Québec. On est donc sensibles à la hausse du salaire minimum promise par le Parti libéral.»

M. Tremblay en a surtout profité pour lancer une flèche au député sortant François Bonnardel, qui l'a publiquement sermonné pour son manque d'idées pour Shefford. MM. Tremblay et Bonnardel avaient pourtant une relation cordiale avant les élections.

«Il faudrait que M. Bonnardel se réveille. Les conseils d'ami sont révolus. Je n'ai aucune intention de laisser l'ADQ décider de ma campagne. Dorénavant, je vais dresser mes propres priorités. Samedi, lors de la visite de Jean Charest, j'ai jugé que c'était plus important de laisser la parole à mon chef.»

«Mais c'est de bonne guerre, a-t-il ajouté, non sans ironie. Le début de la campagne libérale est tellement efficace que même l'ADQ se sent en déroute.»

Ces derniers jours, Jean-Claude Tremblay a «serré des mains et rencontré beaucoup de gens», histoire de se faire connaître de l'électorat.

Isabel Authier
La Voix de l'Est
12 novembre 2008
«On veut donner de l'oxygène à la classe moyenne et aux familles», a déclaré le ministre Raymond Bachand, que l'on aperçoit ici avec le candidat libéral de Shefford, Jean-Claude Tremblay.

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